Hommage à Charlton Heston

Hommage à Charlton Heston
Un grand acteur vient de nous quitter. Il n'en reste plus tant que ça aujourd'hui. Si les idées de l'homme n'ont pas toujours semblé très claires, si l'on peut remettre en question quelques uns de ses engagements les plus récents, il n'en demeure pas moins une figure (légendaire ?) du cinéma de ces 60 dernières années.

Il a tourné avec les plus grands cinéastes de son époque, imposant une figure énergique et vertueuse, multipliant les personnages héroïques et (parfois) redresseurs de torts, justiciers.

Avec Cecil B. DeMille dans la grande tradition américaine : Sous le plus grand châpiteau du monde (1952) et Les dix commandements (1956).
Aux commandes d'un char dans les jeux du cirque romains : Ben Hur (1959).
Au Mexique, confronté à Monsieur Orson Welles : La soif du mal (1958).
Dans l'immensité de l'Ouest, face à Gregory Peck : Les grands espaces (1958).
Sur une (lointaine ?) planète bien étrange : La planète des singes (1968).
Dans un futur carnassier et glauque : Soleil vert (1973).
Chef de la CIA : True lies (1994).
Au coeur du règlement de compte d'OK Corral : Tombstone (1993).
Avec son fils Fraser dans le grand froid : Alaska (1996).

Pour toutes les heures passées en sa compagnie, chacun d'un côté de l'écran, un au revoir bien mérité.
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# Posté le samedi 12 avril 2008 05:10

A ne pas oublier

A ne pas oublier
Cette fois c'est fait ! La grande vadrouille (1966) n'est plus le film français ayant réalisé le meilleur score en salle. Un record vieux de 42 ans vient de tomber. Le coupable ? Dany Boon et ses Ch'tis. S'il serait injuste de dévaluer le film avec Kad Merad, il me semble bon de rappeler à tous l'immense comédie qui vient d'être détronée. N'oublions pas non plus que dans les années 60, aller cinéma n'était pas banalisé comme aujourd'hui et que les millions de spectateurs de 1966 ne sont pas équivalents aux millions de spectateurs de 2008.
Alors encore une fois bravo au film de Gérard Oury et à ses deux vedettes, duo comique inégalé (inégalable) du cinéma français.
Et bonne route aux Ch'tis, bien partis pour faire sombrer (encore !) le Titanic de James Cameron.
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# Posté le samedi 12 avril 2008 05:27

Modifié le samedi 12 avril 2008 06:35

Sacrés frangins !

Sacrés frangins !
A ceux qui veulent bien se marrer, dans un monde asurde fait de non-sens, je vous conseille les frères les plus déjantés de la famille ciné : les Marx Brothers.

Les terribles jeux de mots et sous-entendus de Groucho.
L'innocence lunaire de Harpo.
La faconde italienne de Chico.

Je vous conseille, par ordre de préférance :
1) Soupe au canard (1933)
2) Une nuit à l'opéra (1936)
3) Plumes de cheval (1932)
4) L'explorateur en folie (1930)
5) Panique à l'hôtel (1938), qui marque déjà le début de l'essoufflement des Marx.
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# Posté le samedi 12 avril 2008 05:46

Shining

Shining
Voici un film dont je suis fan depuis l'âge de 15 ans. J'ai lu tous les livres de Stephen King et j'avais particulièrement apprécié Shining, qu'un copain m'avait prêté. Ensuite, j'ai cherché à voir le film de Stanley Kubrick, qui avait une excellente réputation.
A la première vision, j'ai été relativement déçu, car l'adaptation trahit allègrement le roman.
A la seconde vision, j'ai pu le regarder en étant détâché des attentes liées au roman. A ce moment, j'ai pu apprécier, et ce davantage à chaque nouvelle vision, le travail réalisé par Kubrick et par Jack Nicholson (un de mes acteurs fétiches depuis que j'ai vu Batman à 7 ans).
A ceux qui ne l'auraient pas encore vu, je conseille de prêter particulièrement attention au travail admirable fourni sur la bande sonore, qui crée, parallèlement aux images, un sentiment de malaise grandissant.
Et je conseille tout autant aux amateurs de lire le roman de Stephen King, qui donne une densité considérable aux personnages et à la montée en puissance de l'étrange dans le quotidien de l'hôtel.
Il faut toutefois éviter de voir en premier lieu l'adaptation télévisée supervisée par King, qui se veut très fidèle au roman, mais n'a rien en commun avec la force du film de Kubrick.
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# Posté le samedi 12 avril 2008 06:17

Un monument toujours debout

Un monument toujours debout
Un hommage au film de toutes les démesures, qui continue de marquer des générations entières de cinéphiles. Parfois décrié (à tort ou à raison), le film n'en garde pas moins une force admirable qui, quatre heures durant, nous scotche littéralement au fauteuil.
Alors peut-être que la version française est parfois assez faible, peut-être que le vieillissant Leslie Howard est un bien piètre Ashley, peut-être que la musique sirupeuse est parfois un peu envahissante et que le générique est un modèle d'orgueil mal placé, mais sinon, sinon...
Clark Gable magistral, portant chacune de ses scènes sur ses épaules.
Vivien Leigh exceptionnelle de vitalité et de perfidie.
Olivia de Havilland pleine de tendresse et d'émotions.
Etonnante Hattie McDaniel (premier oscar pour une actrice de couleur).
Succession de scènes d'anthologie et d'actes de bravoures, majestuosité des décors et encore beaucoup d'autres choses inoubliables...
A voir ou à revoir sans aucune modération.
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# Posté le samedi 12 avril 2008 06:32